Sortir de l'échec avec vistadys

Vistadys propose des exercices ludiques conçus à partir de la démarche mise en place depuis une vingtaine d’année par Béatrice Sauvageot.

Vistadys met les cerveaux des dyslexiques en éveil et leur permettent d’être performants rapidement, sans heurts, dans la bonne humeur !

Sa finalité est de :

1 : Visualiser les mots : reconnaissance des liens entre les phonèmes et les graphèmes.

Les dyslexiques adorent dessiner les lettres ou les représenter avec leur corps. Nous leur proposons dans des jeux divers de reconnaître les lettres qui vont avec les sons, puis comment phonèmes et graphèmes se combinent pour créer des mots, puis des phrases.

Reconnaître la valeur d’un son qui ne correspond pas à la lettre demande aux dys un effort considérable. C’est pourquoi ils vont apprendre, en jouant à des jeux différents, à isoler le son, puis le sens des mots.


2: Comprendre les mots ou les phrases

Les jeux de Vistadys stimulent la propension des dys à analyser les mélodies, les rythmes, l’intensité, le timbre et les fréquences, afin d’obtenir un équilibre entre ce qu’ils entendent et ce qu’ils écrivent.

Un dyslexique a besoin de savoir comment se fabrique le langage, quels ingrédients le composent. C’est pourquoi certains jeux feront plus facilement appel au phrasé de l’écriture, à l’épellation, au découpage anarchique des mots et des phrases, à la visualisation de leurs enveloppes sonores.


3 : Lire de façon fluide

Le but est de lire de façon fluide, en comprenant ce qu’on lit et en y prenant du plaisir, tout en mémorisant le contenu du texte. Pour cela nous avons mis au point des systèmes et les avons testés depuis maintenant 20 ans avec des dyslexiques de tous âges et de niveaux très différents.

Les dyslexiques, s’ils sont sensibilisés à la mélodie, à la prosodie de la langue et s’ils utilisent un traitement cérébral spécifique du langage peuvent lire avec aisance assez rapidement.

C’est pourquoi les jeux proposés soulignent et révèlent leurs qualités de lecteurs. Pour ce faire nous utilisons plusieurs entrées, établies avec et grâce à eux : le traitement mélodique et rythmique des informations, le balayage des mots et des phrases, des jeux de perturbation, des systèmes de mise en relief des lettres et des mots grâce à des gammes graphiques et sonores.

De plus, nous savons que le dyslexique est très intuitif et que ses affects sont les garants de sa réussite. C’est ainsi que l’univers de jeux que nous proposons lui correspond de façon tout à fait intime.


4 : Ecrire sans fautes

Une logique linguistique particulière aux dyslexiques

Le dyslexique écrit dans sa langue, avec ses logiques linguistiques spécifiques : un graphisme parfois complexe à décrypter, une superposition d’idées et de sens à l’intérieur d’un même mot ou d’une série de mots, une orthographe défaillante. C’est pourquoi, suivant son état émotionnel, il écrit selon sa logique et non en rapport avec les règles de la langue, qu’il assimile de manière parallèle.

Cela peut rendre perplexe les parents mais si l’on se met sur sa longueur d’onde, sur sa « fréquence », si on s’adapte à sa logique (une attitude que l’on a face à une langue étrangère), alors on comprend bien mieux comment, tout en préservant sa langue, on l’amène à écrire sans faute, avec une syntaxe et un vocabulaire satisfaisants.

L’orthographe présente diverses facettes. Nous développons le « savoir écrire » chez les dyslexiques en empruntant des voies parfois paradoxales : par exemple, leur faire reconnaître des sons entendus alors qu’ils sont écrits avec des fautes. En effet, lorsque les dyslexiques lisent des mots graphiés de façon incorrecte, cela les oblige à visualiser mentalement le mot juste !

Une approche pratique

Les jeux de Vistadys stimulent la multiplicité des modes de pensées propres aux dyslexiques. Ils leurs donnent différentes accroches nécessaires à l’acquisition d’une langue écrite correctement, c’est à dire sans faute. Nous avons choisi des jeux qui prennent en compte leur logique, leur langue et leur avons construit des ponts qu’ils vont pouvoir emprunter pour passer de leur langue à la nôtre.

Lorsqu’un dyslexique est à l’aise dans l’écriture, il ne fait plus de fautes d’orthographe dans des situations de contrôle, d’examens ou dans son travail. En revanche, lorsqu’il veut écrire à quelqu’un d’intime (ses parents par exemple), il peut faire des fautes. Par exemple, « je vous embrasse tousse » parce qu’il est malade car avec vous il « choisit » son orthographe en fonction de ce qu’il veut réellement exprimer.

Il n’est pas rare qu’un dyslexique que l’on enregistre en train d’écrire sur un support sonore ou sur un clavier d’ordinateur comprenne que le rythme de ses gestes définit sa compréhension de l’orthographe. Plutôt que de demander aux familles des exercices complexes à réaliser, nous avons créé des jeux qui lui permettent d’appliquer très vite les règles de français à «sa façon » afin de pouvoir écrire sans faute.

Ecrire, c’est aussi comprendre, analyser, développer, synthétiser. Les jeux développés dans Vistadys ne vont cesser d’enrichir cette approche afin de rendre les dyslexiques vraiment performants en écriture.



« N’oubliez pas que la copie est un exercice sans intérêt pour les dys et qu’elle ne permet pas d’apprendre. De plus, elle fatigue énormément et n’a jamais permis d’améliorer les performances à long terme. »


5 : Conjugaisons, grammaire

Ces domaines sont très compliqués pour le dyslexique car ils nécessitent, de par leur fonctionnement singulier, de mettre en rapport les codes dans lesquels il vit ( couleurs claires liées aux sons aigus et couleurs foncées liées aux sons graves, régularité des repas, du temps passé à faire les devoirs, etc) avec sa relation au temps. Celle-ci est tout à fait particulière : il est long à se préparer le matin, il a du mal avec les horaires, les rendez-vous, les diverses tâches qu’il doit effectuer. Le temps s’étire, se dilate, se contracte en fonction de ses sensations, de ses émotions, de son vécu.

Nous avons mis au point des systèmes qui vont lui permettre de s’insérer dans la compréhension du temps. Il aura alors accès au bon usage des conjugaisons, des règles de lecture et de grammaire.

Les jeux utilisent plusieurs voies de compréhension et d’expression. Ils permettent de mettre en place de façon automatique et réflexe des règles que les dyslexiques mettent un temps fou à apprendre et qu’ils n’appliquent pourtant quasiment jamais, sauf à coup d’efforts incommensurables. Le travail des couleurs, des ombres, le mouvement que l’on a mis au point dans ces jeux correspondent à ce dont ils ont besoin pour être « nourris » efficacement. Ils vont comprendre les heures, la sensation du temps, les distances, et surtout adopter des stratégies d’application.


6 : Comprendre les consignes écrites et éviter les réponses hors sujet

Les dyslexiques abordent la lecture et la compréhension des mots et des phrases selon des strates de décodage très particulières. La consigne souvent ne leur parle pas et ils ont une fâcheuse tendance à l’interpréter : ils peuvent rendre des pages entières sur un sujet qui n’est pas du tout proposé au départ.

Nous faisons dans ce site appel à leurs mémoires sensorielles et graphiques, à leur perception des volumes et des espaces. Bien comprendre une consigne, c’est d’abord la lire : il n’est pas rare qu’un dyslexique lise un texte en changeant un mot pour un autre appartenant au même champ lexical (cheveu = coiffeur) ou bien en isolant quelques mots afin de leur donner un autre sens. Nous travaillons sur une capture très particulière du texte oral et écrit dans ces jeux afin de permettre aux dyslexiques de saisir directement l’information sans la soumettre à ces distorsions.

S’ils perçoivent très vite le sens de la consigne, nous les amenons doucement mais sûrement à éviter les contresens, les conduites d’évitement. Ils se canalisent et peuvent alors mettre en place la méthodologie adéquate, cela dès leur plus jeune âge. Ces exercices servent également beaucoup aux adolescents et aux adultes dyslexiques. Lesquels peuvent enfin obtenir les notes ou les retours positifs de leur travail correspondant à leurs raisonnements. Ils acquièrent une confiance en eux et une reconnaissance inestimables.


7 : De la tension à l’attention

Nous avons observé que souvent les dyslexiques s’agitent beaucoup ou bien semblent complètement ailleurs, dans la lune, perdus dans leurs pensées. Ils ont en fait une perception si active qu’un grand nombre d’informations leur parviennent. Alors, ils doivent faire énormément d’efforts pour rester attentifs. C’est pourquoi ils ressentent de nombreuses tensions, qu’ils ont du mal à s’endormir, qu’ils sont angoissés...

Nous avons construit des jeux qui sont de véritables outils de relaxation pour le cerveau du dyslexique. Nous utilisons leur dispersion afin de les rendre plus disponibles, plus ancrés dans la réalité, pour éviter qu’ils oublient tout. Nous agissons sur eux grâce à leurs qualités d’observation, leur intuition, leur sens du détail.

Le choix des listes de mots, de phrases et de textes ont été puisées directement dans l’univers des dyslexiques. Comme ils se sentent vite à l’aise et surtout compris, ils peuvent relâcher les tensions, augmenter leur concentration et surtout leur attention.

Les dyslexiques peuvent par exemple écouter plusieurs conversations à la fois, répondre plus facilement à ce que vous pensez qu’à ce que vous dites. Dans plusieurs jeux, ils se retrouveront confrontés à leur mode de pensée (3 mots ou 3 phrases dites simultanément) et ils pourront alors activer des zones cérébrales qui vont d’abord dévier leur attention pour ensuite la mobiliser et la canaliser sans qu’ils aient l’impression de faire un effort.

Grâce à une représentation de véritables corps (lettres interprétées par des danseurs) ils vont se réconcilier avec l’écriture, entrer dans la lecture, éviter les contraintes. Ils vont alors développer un style, devenir les maîtres du transcodage et développer leur mémoire phénoménale.


8 : Travailler efficacement et vite

Les parents et les dyslexiques passent des heures à faire les devoirs ou à travailler. Ils n’en peuvent plus. Ce n’est pas une fatalité ! Ces jeux ont également été conçus avec des parents, ce qui nous a permis de prendre en compte les facteurs qui induisent cette lenteur, cette fuite devant le travail ou encore cet acharnement à ne pas « lâcher le morceau ».

Il est temps que les dyslexiques apprennent à composer avec leurs rythmes de tension et de détente, leurs capacités à faire plusieurs choses en même temps, qu’ils arrêtent de passer leur vie à travailler, ou au contraire à se décourager.


⇒Quelques éléments pour comprendre la manière dont nous avons conçu les exercices...


La dyslexie, ne se caractérise pas seulement par des difficultés scolaires ou professionnelles nées d’un rapport douloureux à la lecture et à l’écriture. C’est aussi une manière particulière d’être dans le monde, dans le temps, dans l’espace et dans la langue. C’est une perception particulière de ce qui nous entoure et que nous avons étudié depuis plus de vingt ans.

Les exercices ludiques présentés ici constituent la base méthodologique donnant les moyens aux enfants, adolescents et adultes dyslexiques d’établir ou de rétablir les bases de la lecture et de l’écriture qu’ils n’ont pu acquérir correctement. Ils sont construits sur les grands principes à partir desquels nous travaillons depuis une vingtaine d'années.


1) Les dys ne sont pas défaillants.

Loin d’être défaillante, la perception des dyslexiques est au contraire une source créatrice inépuisable, un atout. De notre point de vue, les dyslexiques génèrent une langue particulière fondée sur leur force émotive, l’ordre et l’harmonie. C’est pour ces raisons que nous préférons le terme de bilexie pour caractériser ce qu’ils sont vraiment.


2) Rendre les dys confiants

Les dyslexiques sont marqués et parfois traumatisés par les échecs, les mauvaises notes. Les jeux de vistadys ne cherchent pas à reproduire un système d’apprentissage fait de sanctions. Dans chacun des jeux, l’utilisateur peut progresser et il n’est jamais limité. Les bonnes réponses et les mauvaises réponses sont seulement suggérées. Un conteur du nombre d’items trouvés dans chaque jeu permet aux utilisateurs de visualiser leur progression.


3) Il est nécessaire de stimuler la perception auditive de la langue

Les sons de la langue sont riches et variés. L’association des lettres pour former un son n’est qu’une transcription, une correspondance souvent inexacte.

Par exemple, pour le son « ou », son allongement, sa fréquence, son timbre, et son rythme sont infiniment différents dans les mots suivants :

  • poule
  •  couve
  • goutte

Si vous prononcez ces mots à haute voix en y prêtant attention, vous serez surpris de voir les multiples variations du son « ou ».

L’orthographe des mots consacre les phénomènes d'harmonisation vocalique sans prendre en compte toutes ces nuances. Or un dyslexique perçoit avant tout ces nuances. C’est ce qui explique en partie sa difficulté à associer les lettres et les sons.

Pour un dyslexique, il est essentiel d’entendre des mots et des phrases en séparant leurs éléments rythmiques et mélodiques. La façon dont le "bilexique" apprend à lire et à écrire nous paraît longue, voire interminable. Pour s'approprier la langue, il a besoin en effet d’en percevoir toutes les richesses, d’en éprouver les méandres et les nuances.

Plus de 7000 items (mots et phrases) ont été enregistrés pour ces jeux. Les sons contenus dans chacun d’eux ont été travaillés dans des logiques bien spécifiques. Les mots et les phrases sont parfois joués simultanément, chantés, épelés de manière particulière en décomposant les mélodies et les rythmes. Ces sons permettent au dyslexique d’acquérir  « la mémoire et la visualisation des mots » et d’explorer les multiples nuances du langage afin qu’il puisse se les approprier.

  • Epellation stimule la représentation visuelle des lettres : Les mots ou les phrases sont épelés avec du rythme et de la mélodie, avec les sons et avec les lettres sans respecter les espaces qui permettent aux dys de repérer le sens des mots ou des phrases.
  • Folyphonie développe les capacités de perception de la langue et la mémoire sensorielle. Les mots sont à la fois épelés en lettre et transcrits en musique.
  • Stopanar travaille le rythme de compréhension des dyslexiques.
  • Lecture spectrale stimule les capacités de perception de l’enveloppe acoustique de la langue.

4) Il est nécessaire de stimuler la perception visuelle de la langue

Un dyslexique a du mal à déchiffrer les mots qu’il lit. Son balayage visuel particulier fait qu’il a des difficultés à découper les mots lors du processus de lecture. Le fond, les espaces et les trous entre les lettres et dans les lettres elles-mêmes ont pour lui plus d’importance que les groupes de lettres.

Nous avons cherché dans les jeux à provoquer des interactions entre le son et le texte afin de permettre aux dyslexiques « d’allumer » les zones cérébrales qui leur permettent de lire et d’écrire et de multiplier les circuits neuronaux dont ils ont besoin.

Nos procédés sont variés selon les jeux :

  • Ecriture décompléxée : Ce jeu permet aux dys d’accéder à l’image globale du mot et de la phrase.
  • Alphabet conduit les dyslexiques à intérioriser la représentation « corporelle » des lettres.
  • Boîte stimule les zones d’analyse du cerveau concernant le rythme, les fréquences, la vitesse et l’accentuation qui permettent aux dyslexiques la maîtrise de l’orthographe.
  • Dans les 8 jeux de lecture, un balayage des textes par « grisage » des mots ou par remplissage de « gribouillages colorés » permet de nourrir le fond afin que les lettres ne soient pas lues et interprétées bout par bout mais bien dans leur globalité.

 

L’utilisateur accède alors au déroulement du texte qui devient un film, une musique, un contenu et non des bribes. Il se met dans un état de lecteur, au lieu de passer son temps à se battre avec les mots. Le balayage des textes est ainsi une sorte de subterfuge qui propulse le dyslexique dans le lecture.


5) Nous devons adapter le processus d’apprentissage à l’univers des dylexiques.

Les dyslexiques travaillent plus que tout autre. Mais en travaillant avec les normes des non dyslexiques, ils perdent en efficacité, en temps et en énergie.

Le principe de ces jeux est au contraire de s’adresser directement à leur manière de percevoir la langue. Une pratique régulière de ces jeux chaque jour (entre 15 à 20 minutes chaque jour jusqu’aux premiers résultats, puis une pratique régulière 3 à 4 fois par semaine) les conduit à se réapproprier l’ensemble des codes à partir desquels ils peuvent associer les sons et les lettres.

Pour investir au mieux son univers d’apprentissage nous avons donné à l’utilisateur les possibilités de personnaliser son écran. Il peut ainsi transformer les fonds colorés, changer la typographie des textes afin de choisir ce qui lui convient le mieux. Il peut aussi dessiner le temps du jeu afin de favoriser sa concentration.


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Les exercices de Vistadys sont fait pour vaincre les difficultés des dyslexiques et dysorthographiques dans les domaines de la lecture et de l'écriture.


 

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